
Ouvrez ChatGPT et tapez : « un ostéopathe à Montpellier ». Remplacez par votre spécialité et votre ville. Soit votre cabinet est cité, soit c’est un confrère. Il n’y a pas de théorie à lire avant de faire ce test : faites-le maintenant, l’article vous attend.
Faites le test maintenant : « un ostéopathe à Montpellier »
Ce que vous venez de voir est ce que voient vos futurs patients. Une part croissante d’entre eux ne tape plus une requête dans Google : ils posent une question complète à un assistant, sur leur téléphone, souvent le soir. « Un dentiste qui prend les enfants près de Castelnau-le-Lez », « une sage-femme qui fait de la préparation à l’accouchement à Nîmes ».
L’assistant répond avec trois ou quatre noms, une adresse, parfois un numéro. Il ne présente pas dix résultats : il choisit. Et il choisit à partir de ce qu’il trouve en ligne, dans un ordre qui n’est pas celui de Google.
Refaites le test dans Perplexity, puis dans Google en mode IA. Notez ce qui est dit de vous : le nom, l’adresse, les horaires, la spécialité. Une information fausse ici sera répétée à chaque patient qui pose la question.
Pourquoi certains cabinets sont cités et pas d’autres
Les assistants ne connaissent pas votre cabinet. Ils le reconstruisent à partir de sources publiques, et ils privilégient celles qui se recoupent. Trois facteurs reviennent dans les cabinets cités.
La fiche Google structurée
C’est la source la plus lue par les moteurs IA pour une recherche locale. Une fiche complète, avec la bonne catégorie, des horaires exacts et des photos, donne à l’assistant des données fiables à répéter. Notre guide de la fiche d’établissement Google pour professionnel de santé détaille chaque champ.
Des pages qui répondent à une question précise
Les modèles citent des pages qui traitent un sujet, pas des plaquettes commerciales. Une page « Consultation de suivi de grossesse à Nîmes : déroulement, documents, tarifs » a plus de chances d’être reprise qu’une page d’accueil qui parle de « votre santé, notre priorité ». Le contenu doit dire clairement qui vous êtes, ce que vous faites, pour qui et où.
La cohérence des informations entre les sources
Annuaires professionnels, fiche Google, site du cabinet, plateforme de prise de rendez-vous : si l’adresse ou les horaires diffèrent d’une source à l’autre, l’assistant doute, et il cite un confrère dont les données concordent. Une heure passée à aligner ces sources vaut souvent plus qu’un mois de rédaction.
Ce que Google affiche déjà au-dessus des résultats
Les AI Overview, ces résumés générés par Google au-dessus des résultats classiques, occupent désormais une large part des requêtes de santé. Sur une question comme « combien de temps dure une entorse », le résumé répond avant tout clic. Être en position 3 sous ce résumé ne rapporte presque plus de visite.
La bonne nouvelle pour un cabinet : les requêtes qui vous amènent des patients ne sont pas des questions d’information générale. Ce sont des recherches de praticien, avec une ville et une spécialité. Sur ces requêtes, le résumé cite des cabinets, et la question devient : lequel.
Cinq corrections à faire sur votre site
- Une page par question réelle de patient. Chaque motif de consultation fréquent mérite sa page, avec le déroulement, les documents à apporter, les délais, la prise en charge. C’est le contenu que les assistants reprennent.
- Des titres formulés comme des questions. « Faut-il une ordonnance pour consulter un kinésithérapeute ? » est un titre que le modèle associe directement à la question du patient.
- Les informations pratiques en clair dans le texte. Adresse, horaires, téléphone et accès doivent être écrits en texte, pas seulement dans une image ou un plan intégré. Une image n’est pas lue.
- Le balisage schema de votre cabinet. Les données structurées (type d’établissement, adresse, horaires, spécialité) donnent aux moteurs une fiche d’identité qu’ils n’ont pas à deviner. Nos créations de sites internet médicaux l’intègrent dès la mise en ligne.
- Une date de mise à jour visible. Sur un sujet de santé, une page datée et régulièrement révisée est préférée à une page figée depuis trois ans.
Ce que cela ne remplace pas
Ce travail ne remplace pas le référencement local classique : la fiche Google, les avis, les liens depuis des sites de confiance, la vitesse et la structure du site. Il s’y ajoute. Les cabinets bien placés dans les réponses des assistants sont presque toujours ceux qui étaient déjà bien référencés sur Google, parce que les sources sont les mêmes.
Si votre référencement local n’est pas encore en place, commencez par là : notre page sur le référencement médical décrit la méthode. Et pour cadrer l’usage de ces outils dans votre exercice, notre page sur l’intelligence artificielle au cabinet fait le tri entre ce qui est autorisé et ce qui expose.
Savoir où vous en êtes
Nous testons votre cabinet sur les principaux moteurs IA, avec les questions que posent réellement vos patients, et nous vous envoyons le relevé : ce qui est dit de vous, ce qui manque, ce qui est faux.


