Alternative à Doctolib : quelles solutions pour un cabinet, et comment choisir

Médecin en blouse blanche au téléphone, de profil

« Alternative à Doctolib », « concurrent de Doctolib », « site comme Doctolib » : ces recherches viennent de praticiens qui s’installent, de cabinets qui comparent avant de renouveler un abonnement, ou de confrères qui souhaitent simplement ne pas dépendre d’un seul outil. Cet article fait le point sur les solutions en activité, que nous avons vérifiées une à une sur le site de leur éditeur en septembre 2026, et sur une option souvent oubliée : le site du cabinet lui-même. Il ne prend parti ni pour ni contre Doctolib, que beaucoup de nos clients utilisent.

Pourquoi des praticiens cherchent une alternative

Quatre motifs reviennent dans les échanges que nous avons avec les cabinets.

Le coût rapporté à l’usage

Un abonnement par praticien pèse différemment selon l’activité : un cabinet de groupe, un exercice à temps partiel ou une activité sur deux sites ne font pas le même calcul qu’un praticien installé seul. Nous avons détaillé ce poste dans un article dédié, que nous ne reprenons pas ici : combien coûte Doctolib pour un praticien.

La dépendance à un seul outil

Quand l’agenda, la page de présentation, les rappels et parfois le logiciel médical relèvent du même éditeur, tout changement devient un chantier. Ce constat vaut pour n’importe quelle plateforme, pas seulement pour la plus connue.

La présence des confrères sur la même page

Un annuaire de prise de rendez-vous est conçu pour aider le patient à trouver un créneau. Il présente donc d’autres praticiens de la même spécialité et du même secteur. C’est le fonctionnement normal d’un annuaire, et il est utile au patient. Il signifie aussi que la page du praticien n’est pas un espace qui lui est réservé.

La maîtrise des données

Le praticien est responsable des données de ses patients. Il veut savoir où elles sont hébergées, qui y accède, et comment les récupérer s’il change d’outil. Ce sont des questions légitimes à poser à tout éditeur, et nous y revenons plus bas.

Les solutions en activité que nous avons vérifiées

Le tableau ci-dessous reprend uniquement des informations lues sur les sites des éditeurs en juin 2026. Les tarifs évoluent : vérifiez la grille en vigueur avant toute décision. Pour une présentation générale du fonctionnement de ces outils, voyez aussi notre article sur les agendas médicaux en ligne.

Solution Éditeur Type Prise de rendez-vous en ligne Téléconsultation Tarif
Doctolib Doctolib Annuaire patients et agenda Oui Oui, en option Voir notre article
Maiia Cegedim Santé Annuaire patients et suite logicielle Oui Oui Non publié sur la page consultée
Keldoc Enovacom Agenda pour praticiens et établissements Oui Oui Non publié, sur devis
Clickdoc Pro CompuGroup Medical Agenda, annuaire et télésecrétariat Oui Oui Publié : de 15 à 135 € TTC par mois et par utilisateur pour un médecin, selon le pack
Ubiclic Ubicentrex Agenda en ligne et accueil téléphonique Oui Oui Non relevé sur les pages consultées, un mois d’essai annoncé
MadeForMed MadeForMed Standard téléphonique, agenda et site de rendez-vous Oui Oui Publié : 299 € TTC par mois en exercice seul, offre réduite à 150 € TTC pour une faible activité
Medaviz Podalire Téléconsultation Non précisé sur la page consultée Oui Publié : 3 % des montants encaissés, plafonné à 39 € par mois

Ce que ces solutions ont de différent

Maiia est éditée par Cegedim Santé, qui propose aussi des logiciels de cabinet. La suite réunit agenda, prise de rendez-vous, téléconsultation et messagerie, et l’éditeur indique un hébergement HDS en France.

Keldoc est présentée par Enovacom comme une solution de prise de rendez-vous interopérable avec les logiciels existants, avec des tableaux de bord d’activité. Elle équipe notamment des établissements.

Clickdoc Pro est édité par CompuGroup Medical, qui édite également des logiciels médicaux. L’offre se compose à la carte (agenda seul, rendez-vous en ligne, téléconsultation, télésecrétariat) et l’éditeur la présente comme sans engagement.

Ubiclic associe un agenda partagé, la prise de rendez-vous en ligne, les rappels par SMS et un service d’accueil téléphonique.

MadeForMed part du téléphone : standardiste virtuelle, agenda, messagerie patient et page de prise de rendez-vous indépendante. La société se présente comme indépendante, avec des médecins utilisateurs à son capital.

Medaviz est une solution de téléconsultation. Elle complète un agenda plus qu’elle ne le remplace.

Trois noms à manier avec prudence

Certains noms circulent encore dans des comparatifs anciens. Lors de nos vérifications, l’adresse de RDVmédicaux redirigeait vers Maiia : ce n’est plus une solution distincte. Les pages professionnelles de Doctoranytime que nous avons pu consulter s’adressent aux praticiens de Belgique : nous n’avons pas confirmé d’offre destinée aux praticiens exerçant en France. Pandalab est une messagerie sécurisée entre professionnels, avec téléconsultation et téléexpertise, mais sans prise de rendez-vous en ligne sur les pages consultées : c’est un outil de coordination, pas un agenda.

L’autre alternative : votre propre site avec prise de rendez-vous

La plupart des comparatifs s’arrêtent aux plateformes. Il existe pourtant une autre façon de poser la question : où le patient vous trouve-t-il, et à qui appartient cet endroit ?

Ce que cela change pour le patient

Sur le site du cabinet, le patient ne voit que le cabinet. Il lit le déroulement d’une consultation, les documents à apporter, l’accès, les honoraires, puis clique sur le bouton de rendez-vous. Ce bouton ouvre le module de l’éditeur que vous avez retenu, quel qu’il soit. La plupart des solutions citées plus haut proposent un lien ou un module à intégrer.

Ce que cela change pour le référencement

Une fiche dans un annuaire est hébergée sur le domaine de l’annuaire. Elle ressort en général sur le nom du praticien. Elle ne contient pas de pages consacrées à vos motifs de consultation, à vos actes ou à votre équipe, parce que ce n’est pas son rôle.

Un site internet médical est publié sur votre nom de domaine. Chaque page peut répondre à une question que se posent réellement les patients, et c’est ce contenu que Google et les assistants IA lisent. Associé à une fiche d’établissement Google tenue à jour, il constitue la base du référencement local. Nous ne promettons aucune position : le référencement dépend de la concurrence locale, de l’ancienneté du site et de la qualité des contenus. Notre page sur le SEO médical explique la méthode et ses limites.

Ce que le site ne remplace pas

Un site ne gère ni les rappels par SMS, ni les listes d’attente, ni la synchronisation entre praticiens. Un formulaire de contact n’est pas un agenda. La prise de rendez-vous suppose un outil conçu pour cela, hébergé dans les règles. Le site et l’agenda sont deux briques distinctes, et c’est ce qui rend l’ensemble solide.

L’approche hybride : garder un agenda, reprendre la main sur sa visibilité

Pour beaucoup de cabinets, la bonne réponse à « quelle alternative ? » n’est pas un remplacement mais une répartition des rôles.

  1. L’agenda en ligne prend les rendez-vous, envoie les rappels et gère les créneaux. Ce peut être Doctolib ou l’une des solutions du tableau.
  2. Le site du cabinet porte l’information, l’image et le référencement. Il vous appartient et ne dépend d’aucun éditeur d’agenda.
  3. La fiche d’établissement Google relie les deux, avec le lien de rendez-vous renseigné dans le champ prévu.

Avec cette organisation, changer d’agenda revient à changer un lien sur le site et sur la fiche. Les patients continuent de vous trouver au même endroit. Un chatbot médical limité aux questions pratiques peut compléter le dispositif et alléger le secrétariat.

RGPD et hébergement des données de santé : les points de vigilance

Un rendez-vous chez un professionnel de santé est une donnée de santé dès lors qu’il est rattaché à une personne identifiable. Trois vérifications s’imposent, quel que soit l’éditeur.

L’hébergement certifié HDS

L’article L. 1111-8 du code de la santé publique impose que les données de santé confiées à un tiers soient hébergées par un hébergeur certifié HDS. Demandez à l’éditeur le nom de son hébergeur et le certificat en cours de validité. La liste des hébergeurs certifiés est publiée par l’Agence du numérique en santé.

Le contrat de sous-traitance

Vous êtes responsable de traitement, l’éditeur est votre sous-traitant. La CNIL rappelle qu’un contrat écrit doit préciser les mesures de sécurité, les sous-traitants ultérieurs, la localisation des données et leur sort en fin de contrat. Ce traitement figure dans votre registre.

La réversibilité

Avant de signer, demandez comment vous récupérez vos données : format d’export, délai, coût éventuel, durée de conservation après résiliation. Une réponse écrite vaut mieux qu’une assurance orale.

Ces points s’appliquent aussi au module que vous intégrez à votre site. Un agenda grand public ou une extension sans hébergement certifié ne convient pas à un cabinet.

Changer de solution sans perdre ses patients

Un changement d’agenda se prépare sur plusieurs semaines. Voici l’ordre que nous conseillons.

  1. Relire le contrat en cours : durée, préavis, conditions de résiliation, restitution des données.
  2. Demander l’export de l’agenda et des fiches patients avant de résilier, et vérifier que le fichier est lisible.
  3. Paramétrer le nouvel outil : motifs de consultation, durées, consignes, praticiens, puis reprise des rendez-vous déjà pris.
  4. Prévoir une période de recouvrement pendant laquelle les deux outils coexistent, pour qu’aucun rendez-vous futur ne soit perdu.
  5. Mettre à jour tous les points d’entrée le même jour : bouton du site, fiche Google, signature des e-mails, message du répondeur, affichage en salle d’attente, ordonnances et cartes de rendez-vous.
  6. Informer les patients par un message simple sur le site et au cabinet, en indiquant la nouvelle adresse de prise de rendez-vous.
  7. Conserver une prise de rendez-vous par téléphone : tous les patients n’utilisent pas les outils en ligne.

Un cabinet qui dispose déjà de son site franchit cette étape plus sereinement : l’adresse que connaissent les patients ne change pas.

Liste de contrôle avant de choisir

  • L’outil est-il compatible avec votre logiciel métier, ou le remplace-t-il ?
  • La tarification est-elle par praticien, par utilisateur ou à l’usage, et quelles options sont facturées en plus ?
  • Existe-t-il un engagement de durée et un préavis ?
  • Quel est l’hébergeur, et son certificat HDS est-il en cours de validité ?
  • Le contrat de sous-traitance RGPD est-il fourni avant signature ?
  • Les données sont-elles exportables, dans quel format et sous quel délai ?
  • La téléconsultation, les rappels par SMS et la liste d’attente sont-ils inclus ?
  • Le module s’intègre-t-il à votre site sans ralentir son chargement ?
  • La page de prise de rendez-vous affiche-t-elle d’autres praticiens ?
  • Le support est-il joignable par téléphone, et à quels horaires ?
  • Avez-vous assisté à une démonstration avec votre secrétariat ?

En résumé

Chercher une alternative à Doctolib revient rarement à chercher un simple remplaçant. Plusieurs agendas en ligne sont en activité, avec des positionnements différents, et le choix se fait sur démonstration, sur contrat et sur les garanties apportées aux données. La question de la visibilité, elle, se règle ailleurs : sur un site et une fiche Google qui vous appartiennent, quel que soit l’agenda qui se trouve derrière le bouton.

Pour situer le budget d’un site de cabinet, consultez notre article sur le prix d’un site internet médical. Si vous souhaitez un site qui intègre l’agenda de votre choix, décrivez-nous votre cabinet et votre outil actuel.

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Questions fréquentes

Vos questions sur le sujet

Quelle est la meilleure alternative à Doctolib ?

+

Il n'existe pas de réponse unique. Le choix dépend de votre logiciel métier, de votre mode d'exercice (seul, en groupe, en établissement), de vos besoins en téléconsultation ou en accueil téléphonique, et des garanties apportées sur les données. Maiia, Keldoc, Clickdoc Pro, Ubiclic et MadeForMed sont des solutions en activité à comparer sur démonstration et sur contrat.

Existe-t-il un site comme Doctolib gratuit pour les praticiens ?

+

Les solutions que nous avons consultées sont payantes pour le praticien, avec un tarif publié ou communiqué sur devis. Certaines annoncent une période d'essai ou une facturation à l'usage. La prise de rendez-vous reste gratuite pour le patient dans tous les cas.

Peut-on se passer d'une plateforme et prendre les rendez-vous sur son propre site ?

+

Oui, à condition que le module d'agenda intégré au site soit fourni par un éditeur qui héberge les données chez un hébergeur certifié HDS et qui signe un contrat de sous-traitance conforme au RGPD. Un simple formulaire de contact ou un agenda grand public ne convient pas à cet usage.

Que deviennent mes rendez-vous et mes données patients si je change d'outil ?

+

Le RGPD impose au prestataire de restituer ou de supprimer les données à la fin du contrat, selon votre choix. Demandez par écrit, avant de résilier, le format d'export de l'agenda et des fiches patients, le délai de restitution et les modalités de reprise par le nouvel éditeur.

Faut-il quitter Doctolib pour gagner en visibilité ?

+

Pas nécessairement. La visibilité d'un cabinet sur Google dépend surtout de son site, de sa fiche d'établissement et de la cohérence de ses informations. Beaucoup de praticiens conservent leur agenda en ligne et reprennent la main sur le reste : c'est l'approche hybride décrite dans cet article.

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