
La plaque est le premier support de communication d’un cabinet, et le plus encadré. Elle relève du code de déontologie médicale, elle est vérifiée par le conseil départemental de l’Ordre lors de l’installation, et elle reste, avec le site internet et la fiche Google, l’un des trois endroits où un patient vérifie qu’il est à la bonne adresse. Voici ce qui est permis, ce qui ne l’est pas, et comment la faire travailler avec le reste de votre communication.
Ce que dit le code de déontologie
L’article R. 4127-81 du code de la santé publique fixe la liste des indications qu’un médecin peut faire figurer sur sa plaque professionnelle. Depuis la réforme de décembre 2020, cette liste s’est élargie, mais elle reste limitative : ce qui n’y figure pas n’a pas sa place sur la plaque.
Sont admis :
- vos nom et prénoms ;
- votre numéro de téléphone, vos jours et heures de consultation ;
- votre situation vis-à-vis des organismes d’assurance maladie (secteur 1, secteur 2, non conventionné) ;
- vos diplômes, titres et fonctions reconnus par le Conseil national de l’Ordre ;
- l’adresse de votre site internet ;
- les distinctions honorifiques reconnues par la République française ;
- l’accessibilité du cabinet, l’étage, l’interphone.
La plaque doit rester « de dimensions raisonnables et de présentation discrète ». Aucune mesure n’est imposée, mais l’usage constant est un format d’environ 30 cm sur 25 cm, et deux plaques au plus : l’une à l’entrée de l’immeuble, l’autre à la porte du cabinet.
Ce qui n’est pas admis
Les refus les plus fréquents des conseils départementaux portent sur quatre points.
- Les titres non reconnus. « Médecine esthétique », « nutrition », « médecine du sport » sans qualification ordinale, « expert », « spécialiste de » : ces mentions sont considérées comme une publicité. Seuls les diplômes, titres et fonctions inscrits à votre tableau sont admis.
- Les éléments publicitaires. Slogan, logo trop présent, couleurs vives, éclairage, plaque lumineuse ou animée. La plaque informe, elle n’attire pas.
- La multiplication des supports. Une plaque sur la voie publique, un panneau, une enseigne, une plaque à chaque étage : au-delà de deux plaques, on entre dans la signalétique commerciale.
- Les mentions de tarifs. Les honoraires s’affichent dans la salle d’attente, pas sur la plaque.
Le cas du logo mérite une précision. Un logo discret est toléré par la plupart des conseils départementaux dès lors qu’il ne transforme pas la plaque en enseigne. C’est l’occasion d’harmoniser la plaque avec votre identité visuelle de cabinet : même typographie, même couleur sobre, même logo que sur vos ordonnances et votre site.
Les autres professions de santé
Les règles sont proches d’une profession à l’autre, avec quelques nuances. Les chirurgiens-dentistes relèvent de l’article R. 4127-218, les sages-femmes de l’article R. 4127-339, les masseurs-kinésithérapeutes et les infirmiers de leur propre code, tous réformés en décembre 2020 dans le même esprit : liste limitative de mentions, dimensions raisonnables, présentation discrète. Les ostéopathes et les psychologues, sans Ordre, n’ont pas de liste limitative, mais restent soumis à l’interdiction des pratiques commerciales trompeuses et aux règles d’usage du titre.
Faire travailler la plaque avec le site et la fiche Google
Une plaque bien faite ne sert pas qu’à la déontologie. Elle joue un rôle dans la cohérence de vos informations, qui compte pour votre référencement local.
- Le nom. Le nom qui figure sur la plaque doit être celui de votre fiche d’établissement Google et de votre site. « Dr Marie Durand » sur la plaque et « Cabinet du Dr M. Durand, médecine générale » sur Google font douter les patients, et Google.
- L’adresse et l’étage. Les patients arrivent avec Maps ; l’étage, l’interphone et l’accessibilité indiqués sur la plaque doivent l’être aussi sur la fiche Google et sur la page contact du site.
- Le site internet. Depuis 2020, l’adresse du site peut figurer sur la plaque. C’est le seul support physique qui envoie le patient vers votre site, où il trouvera les informations pratiques, la prise de rendez-vous et vos pages par motif de consultation.
- Les horaires. Une plaque avec des horaires figés vieillit vite. Si vos horaires changent, indiquez sur la plaque « horaires sur le site et sur Google », et tenez ces deux sources à jour. Notre guide de la fiche d’établissement Google pour professionnel de santé explique comment.
Avant de commander
Trois vérifications évitent un refus ou une plaque à refaire.
- Faites valider la maquette par votre conseil départemental. Un e-mail avec le visuel suffit dans la plupart des départements, et la réponse arrive en quelques jours.
- Vérifiez le règlement de copropriété : certains immeubles imposent un format ou un emplacement.
- Choisissez un matériau qui vieillit bien à l’extérieur : le laiton gravé et l’aluminium anodisé tiennent des décennies, le plexiglas imprimé se ternit en quelques années au soleil.
Nous concevons les plaques dans le cadre de nos prestations d’identité visuelle, en cohérence avec le site, les ordonnances et la fiche Google, et nous préparons le dossier de validation pour l’Ordre. Pour un nouveau cabinet, la plaque fait partie de notre liste de contrôle de l’installation.
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